Cette image me fait penser à une partition de

 John Cage, ou comment le hasard devient créatif : absence de dramatisation, aucune attente, horizon un peu de travers comme une maladresse volontaire, chaque personnage est dans sa bulle et se déplace selon ses propres motivations, éparpillement et rassemblement dans un même lieu par ailleurs plutôt quelconque, comme un accord miraculeux et déniché par le regard, on pressent que n’importe quoi peut arriver mais que le tableau d’ensemble n’en sera pas perturbé, pas de début , pas de fin sauf du fait de la marée…Tout cela ma renvoie aussi à Edward Hopper.

confinement 30 : il y a 40 ans

 je faisais ce même jour, à la même heure, depuis la même fenêtre, la photo du soleil levant derrière l’immeuble. J’entrais ainsi dans une longue carrière de création photographique, qui continue toujours. Mais l’image réalisée il y a 40 ans était bien plus inventive. Au début de chaque réalisation, je me trouve devant l’inconnu de  la page blanche.

confinement 25 : Antigone, fascinante

 tragédie de Sophocle, se comprend maintenant aisément à la lumière des évènements actuels, avec entre autres la façon dont on escamote les corps des victimes du virus, avec la politique du “débrouillez vous” vis à vis des personnes âgées et des maisons de retraite, avec la fermeture des cimetières où l’on ne peut venir se recueillir, avec cette solitude terrible que l’on impose aux malades en fin de vie…Qu’est devenue notre part d’humanité?
ANTIGONE nous la hurle en pleine face et proclame que l’humanisme est subversif.